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Yamada et les Sept Sorcières, l’exemple parfait d’une romance sans faute

Yamade et les Sept Sorcières

Yamada-kun to 7-nin no Majo
Série: The Dark Elements #1
Publié par LIDEN FILMS en 2015
Genres: Romance, Comédie, Fantastique
Episodes: 12+ 2 OAV
Durée totale: 6h
Existe aussi en: Manga et Drama

Yamada est un jeune lycéen délinquant qui fait peur à tout le monde au point de ne pas avoir un seul ami. Sa vie bascule du tout au tout lorsque par le plus grand des hasards, il tombe dans les escaliers de son lycée avec Shiraishi, une élève aussi belle qu’intelligente. Lorsqu’ils reprennent leurs esprits, ils remarquent avec surprise qu’ils ont échangé leurs corps… Cet événement n’est néanmoins que le début d’une longue série de mystères se déroulant au sein même de l’école.




Ce n’est pas un secret, j’aime bien les animes japonais. Et mes préférés restent, aussi étonnant que cela vous puisse paraître, les romances ! Seulement les histoires d’amour sont souvent utilisées comme prétexte plutôt que comme élément central du scénario. On nous vend une romance dans un univers fantastique, et au final nous nous retrouvons avec une déclaration d’amour toute simple et parfois même sortie de nulle part au bout de cinq saisons ! C’est généralement le cas dans la plupart des animes, sauf pour ceux de type « school-life ». Donc, puisqu’il semblerait que les romances sont plus intéressantes, plus développées et plus attachantes dans les histoires en milieu écolier… je me suis penché dessus. Pour que vous compreniez en quoi Yamada et les Sept Sorcières est génial, laissez-moi d’abord vous parler des détails qui me dérangent dans beaucoup de romances japonaises. Car si certains studios s’en sortent très bien, beaucoup d’autres tombent rapidement dans les clichés et autres erreurs fatales, parfois même dès le premier épisode.



Les triangles amoureux. Ce n’est peut-être pas votre cas, mais je n’en peux plus des triangles amoureux qui viennent empoisonner le développement d’une relation, voire carrément la détruire (et quand le héros ne finit pas avec celle qu’il aimait à l’origine, c’est quand même assez… nul). Certes, cela permet de tester la force des sentiments des personnages, mais n’y a-t-il pas de meilleurs moyens ? (indice : BIEN SÛR QUE SI !).


Les personnages pas assez secondaires. Rajouter des personnages pour diversifier le casting, c’est bien. Rajouter des personnages secondaires avec des histoires personnelles tellement conséquentes qu’elles arrêtent la trame principale pendant quatre épisodes, ça casse complétement le rythme. Le but est d’enrichir indirectement les protagonistes, pas de les mettre de côté un long moment.


Les protagonistes indécis qui font stagner la relation perpétuellement. Ils s’aiment, ils sont timides, c’est mignon, pas de problème là-dessus. Mais lorsque qu’un personnage qui a déjà avoué ses sentiments continue à hésiter à se mettre en couple avec l’autre juste parce qu’il « ne sait pas si c’est une bonne idée » et ce pendant des heures (=pendant des épisodes) juste pour faire durer un semblant de suspens, c’est vite lassant.


L’excès de fan-service. Phénomène typiquement japonais consistant à nous montrer les héroïnes dans leur plus simple appareil le plus souvent possible ou à leur faire prendre sans raison des poses suggestives, le fan-service suffit souvent à lui seul à faire vendre un anime, au détriment de la qualité et la cohésion du scénario. Quitte à dénuder des personnages, autant l’intégrer correctement dans l’histoire, non ?


Les impostures. C’est un ressenti très personnel, mais je n’aime pas du tout les impostures. Lorsqu’un héros se fait passer pour un autre dans le but de blesser les sentiments d’un(e) protagoniste et d’envenimer la romance, cela me pose vraiment problème. Le procédé n’est pas mauvais, mais je n’arrive pas à me faire à l’injustice qu’il provoque ensuite (voir l’héroïne pleurer après s’être fait rejeter pour une faute qu’elle n’a pas commise est douloureux, vous en conviendrez !). Je préfère que les héros fassent des erreurs d’eux-mêmes et en subissent les conséquences.


La mort subite d’un protagoniste. Ils s’aiment, ils se mettent ensemble, ils sont heureux, nous aussi, fin. Ah non, pas fin, il reste un épisode dans lequel l’héroïne meurt d’un accident de voiture ou d’une maladie aussi soudaine qu’incurable, juste histoire de nous sortir des réflexions philosophiques et des personnages qui pleurent en même temps que nous. Ce n’est pas sympa, ça déprime tout le monde, mais il paraît que ça fait vendre…



Si vous êtes globalement de mon avis, je ne vais que prêcher des convaincus en vous expliquant pourquoi vous devez visionner Yamada-kun to 7-nin no majo. Mais comme cette chronique est écrite pour vous, ne nous arrêtons pas en si bon chemin et venons-en aux faits !


Alors, quelle est la recette d’une bonne romance ? Nous avons là l’exemple idéal. Tout d’abord, il faut des protagonistes attachants. Dur de se passionner pour une histoire d’amour entre deux teignes (encore que… jetez un œil à Toradora !). Ici pas de problème ni de prise de risque, Yamada est un looser comme on en voit toujours dans les animes, et Shiraishi est la belle élève modèle qui reste seule la plupart du temps. Un point de départ simple mais toujours efficace. Ajoutez à cela des personnages secondaires divertissants sans être envahissants (à un tel point que la plupart d’entre eux ne feront que passer faire coucou deux-trois fois dans l’anime) et vous voilà avec une base idéale pour une histoire réussie.



Miyamura, Yamada et Shiraishi, le trio de départ qui ne finira pas en triangle amoureux, ouf !



Avant de passer au scénario et à la romance, finissons de faire le tour des autres éléments. Quelle durée pour être un succès ? C’est discutable. Dans le cas présent nous avons-là douze épisodes pour une durée totale d’environ cinq heures. Un peu court diront certains, tout à fait suffisant diront d’autres. Il faut dire que cela dépend clairement de la richesse de l’histoire et de la façon dont elle est présentée. S’il s’agit d’un fragment d’histoire, nul besoin de faire long. Mais pour une histoire entière et recherchée, il faut au moins une vingtaine d’épisodes. Je trouve qu’ici la durée est idéale. Rappelez-vous de Kaichou wa Maid-sama dont je vous ai déjà parlé. Il contenait au moins dix épisodes strictement inutiles ! Ici, avec cinq heures d’anime, vous n’aurez pas le temps de… trouver le temps long justement.



Vas-y steuplaît, dis oui, on n’a que douze épisodes pour finir ensemble !




Dernière vérification de qualité avant de vous parler du scénario, qu’en est-il des défauts généraux dont je vous ai parlé au début de cette chronique ? Pas de problème avec les personnages secondaires, pas de protagoniste qui ne sait pas ce qu’il veut, pas de mort, très peu de fan-service (rien d’excessif ou de choquant, cela reste bien intégré à l’ensemble), pas de triangle amoureux, pas d’impos… hum, ah, si, les impostures. Si vous avez lu le synopsis, vous avez probablement déjà remarqué qu’un système d’échange de corps est au cœur même de l’histoire. Quelle horreur, moi qui déteste ça ! Mais alors, pourquoi cela ne m’a-t-il pas dérangé cette fois ?





La réponse est toute simple. Si l’échange de corps peut servir à plusieurs reprises aux protagonistes pour commettre des impostures, il ne leur arrive jamais de se faire avoir pour la simple et bonne raison qu’ils s’y attendent. À aucun moment vous ne verrez un faux Yamada faire du mal à Shiraishi (ou l’inverse), du coup, c’est parfait ! Ah et j’oubliais, l’humour n’est absolument pas en reste. Sans vraiment surprendre, il remplit bien son rôle. Je vous l’ai dit, vous ne vous ennuierez pas. Pas de soucis non plus du côté des dessins, c’est net et sans bavure, avec en bonus un opening magnifique et enchanteur.


Bon, il est temps de vous parler de l’histoire et de ce qui est au centre de cette chronique : la romance ! Je ne veux pas vous gâcher la surprise donc je ne vais pas détailler le scénario. D’apparence peu recherché, reposant sur un système tout simple, le concept s’avère rapidement addictif. Les sorcières font leur entrée une par une, ne vous laissant d’autre solution que de regarder les épisodes suivant pour les découvrir au plus vite. Elles ont toutes une personnalité bien différente et amènent chacune leur lot de rebondissements. Et petit à petit, la réelle profondeur de l’histoire nous apparaît, révélant une cohérence inattendue et de qualité.


La romance est le fil rouge de l’anime, elle n’est pas constamment sur la devant de la scène. Comme je vous l’ai largement fait comprendre, elle est parfaite, sans la moindre erreur. Les moments d’émotions sont bien amenés grâce à quelques retournements de situation qui relancent bien l’évolution de la relation. Mention spéciale pour la fin du dixième épisode qui laisse sous le choc tant elle est émotionnellement puissante et intelligente.


Pour finir, un petit mot de la fin à propos de la fin ! Elle clôt l’histoire de la meilleure façon possible, sans cliffhanger ou suspens inutilement frustrant. Cela dit, il n’est pas impossible qu’une suite soit mise en production à l’avenir dans la mesure où le manga papier se porte bien. J’y ai donc jeté un œil, et même si je trouve que les événements d’après restent cohérents, ils brisent tout de même la magie de cet anime en douze épisodes. Pour une fois qu’il n’y a rien à redire, autant en rester là !



EN BREF : Yamada et les Sept Sorcières mélange un scénario au concept addictif avec une romance parfaitement menée. Il n’y a clairement pas de raison de passer à côté, alors foncez !



identicon

Kaelin

Moi, c'est Kaelin Chariakin. Mix improbable entre un chef Rigante et une légendaire Marchombre. Grand amateur de citations et étudiant en littérature (après m'être assuré que les études d'ingénieur n'étaient pas des études de lettres, oui, j'aime bien vérifier les choses par moi-même), les livres ont toujours été plus ou moins présents dans ma vie.


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1 commentaire

  1. Je crois que j’ai vu l’animé, les images me disent quelque chose mais à part ça j’ai passé un moment en regarder beaucoup puis plus du tout du coup je ne me rappelle plus de grand chose.

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