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Resident Evil – Volume 1 : La Conspiration d’ Umbrella, le bioterrorisme pour les nuls

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La Conspiration d’Umbrella de S.D. Perry
Série: Resident Evil – Volume 1
(re)Publié par Milady le 22 août 2014
Genres: Fantastique, Horreur, Zombies
Pages: 278

Raccoon City. Déjà quatre cadavres en un mois, tous victimes de ceux qu’on a surnommés les « tueurs cannibales », parce que les corps ont chaque fois été en partie dévorés. Le dernier espoir de la ville pour endiguer cette violence sans précédent n’est autre que la fameuse escouade des S.T.A.R.S. Cette petite unité d’élite est censée pouvoir parer à toute éventualité… mais face à l’horreur qui les attend dans un manoir à l’abandon, il est bien possible qu’elle se trouve cette fois totalement dépassée.

Il y a les romans, il y a les films basés sur des romans, il y a les jeux vidéo basés sur des films basés sur des romans, et il y a les romans basés sur des jeux vidéo qui ont eux-mêmes inspiré des films. Ça va, vous suivez ? Tant mieux, car aujourd’hui je vais vous parler d’une franchise très célèbre et qui a souvent divisé : Resident Evil. Plus précisément, je vais vous parler du livre qui relate les événements du premier jeu vidéo de la série paru en 1996. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, Resident Evil est une des séries de jeux d’horreur qui ont largement contribué à l’intégration des zombies dans la culture populaire. De nos jours, les films et même les romans en tous genres ne ratent pas une occasion de nous caser quelques morts-vivants dans leurs histoires. C’est toujours cliché et banal, à un tel point que ces monstres apparaissent parfois sans justification juste le temps d’une scène d’action dans un lieu oppressant avant de ne plus être évoqués du tout par la suite (*tousse* Hunger Games… *tousse*). Forcément, pour ceux qui ont découvert Resident Evil récemment, cela n’a pas dû leur paraître très original, mais peut-être ont-ils tout de même ressenti l’ambiance particulière de cet univers. Parlez d’Umbrella Corporation à un fan et vous verrez ses yeux scintiller. La saga a tellement cartonné dès son premier opus (et cartonne toujours) qu’elle a été dérivée en films (dont je vous parlerai un jour), en goodies, en mangas, en escape game et… en romans, ce qui nous intéresse aujourd’hui pour cette chronique.

Vous l’aurez deviné, j’adore l’univers de Resident Evil. Étonnant de la part de quelqu’un qui déteste les histoires d’horreur, mais cela vient surtout du fait que seuls quelques épisodes de la série font réellement peur, les autres étant plutôt tournés vers l’action. Resident Evil – Volume 1 : La Conspiration d’Umbrella est donc la version roman du tout premier jeu vidéo qui a marqué tout une génération de joueurs… dont je ne fais pas partie (il est sorti en 1996, je vous le rappelle). Je n’y ai d’ailleurs toujours pas joué, mais les épisodes suivants, les spin-offs et les films ont fait que je connais très bien toute l’histoire de la saga du début à la fin. Quand on m’a offert ce livre, j’avoue ne pas avoir su à quoi m’attendre. Je n’avais jamais lu de roman tiré d’un jeu, et je ne savais pas si l’auteur avait mis l’accent sur l’aspect horrifique, sur l’esprit du jeu en lui-même, sur le scénario, sur les relations entre les personnages… Bref, j’avais peur de me retrouver avec un roman inspiré de plutôt que d’une véritable adaptation.

C’était mal connaître Stephani Danelle Perry, que je ne connaissais justement pas, auteure américaine qui a aussi travaillé sur des adaptations de Star Trek, Alien et Predator. Ah oui, quand même ! J’avoue que j’ai été étonné par le style littéraire du texte. C’est… « neutre ». Aucune personnalité artistique ne se ressent vraiment dans ce roman, et c’est exactement ce qu’il faut écrire pour rester au plus proche de l’univers original. S.D. Perry ne s’est pas appropriée Resident Evil, c’est Resident Evil qui l’a habitée. Et c’est tant mieux ! Le résultat est tellement fidèle (mais alors vraiment) au jeu d’origine qu’il en devient totalement immersif (surtout quand on connaît le jeu je suppose). Les pages défilent, la tension monte, l’horreur traîne dans un coin sans trop déranger, et on referme le livre avec la folle envie d’ouvrir le suivant.

De quoi ça parle d’ailleurs ? Dans la ville de Raccoon City, la situation dégénère suite à des meurtres d’une violence terrifiante. Les victimes ont toutes été partiellement dévorées. Certains pensent que des bêtes sauvages rôdent dans les parages tandis que d’autres se disent qu’une secte extrémiste a dû décider de s’en prendre aux habitants. La police locale est débordée et décide de faire appel aux S.T.A.R.S., l’équipe d’intervention d’élite composé de Jill Valentine, Chris Redfield, Barry Burton, Albert Wesker ainsi que quelques personnages secondaires. Jill est nouvelle dans le groupe et cherche encore ses marques, l’histoire est principalement racontée de son point de vue (mais pas toujours). Toute l’équipe part enquêter dans un immense manoir abandonné, et sera rapidement dépassée par les événements et l’ampleur des découvertes qu’ils vont y faire. Ce qui semblait être une secte va s’avérer avoir bien plus d’ampleur, et certains hommes seront prêts à payer une fortune pour faire disparaître le manoir et les secrets qu’il renferme. Enfermés dans la propriété, les soldats d’élite prennent la meilleure décision possible dans ce genre de situation : se séparer ! Cliché, oui, mais contrairement aux films d’horreur de ces dernières années, vous ne pourrez pas tout anticiper. Parce que dans Resident Evil, les « méchants » sont loin d’être stupides et amateurs. Loin de là. Je dirais même qu’un des bad guy les plus classes de l’histoire de jeux vidéo provient de cette franchise. Mais pour vous en rendre bien compte, il vous faudra lire les tomes suivants ou jouer aux jeux (ou voir les films qui racontent des événements différents mais avec presque les mêmes personnages).

Si je ne peux pas juger objectivement la qualité de l’histoire en elle-même, je peux néanmoins affirmer que cette adaptation est une franche réussite. Le style littéraire simple mais sans bavure convient parfaitement à l’ambiance et l’œuvre d’origine est on ne peut plus respectée. Je vous en parlerai plus en détails de la saga Resident Evil (des films mais aussi des jeux) probablement lors de la sortie de l’ultime opus de la double trilogie cinématographique vaguement inspirée des jeux. En attendant, si vous aimez les zombies, je vous recommande vivement cette saga. Et si vous lisez ce bouquin sans connaître la série, je serais curieux d’avoir votre avis, histoire de savoir si c’est mon côté fan qui m’a fait apprécier cette adaptation ou si elle est objectivement de bonne qualité. D’ailleurs, gardez à l’esprit que ce roman ne raconte que le tout début d’une conspiration démentielle, et je peux vous assurer que la suite vaut le détour !


EN BREF : Une adaptation réussie d’un des piliers des jeux d’horreur pleins de zombies. Un petit livre qui se lit facilement et avec des vrais zombies, pas de simples morts-vivant qui passent dire bonjour seulement parce que c’est à la mode.

identicon

Kaelin

Moi, c'est Kaelin Chariakin. Mix improbable entre un chef Rigante et une légendaire Marchombre. Grand amateur de citations et étudiant en littérature (après m'être assuré que les études d'ingénieur n'étaient pas des études de lettres, oui, j'aime bien vérifier les choses par moi-même), les livres ont toujours été plus ou moins présents dans ma vie.


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